Éditos

Édito

Un petit air de nostalgie soufflerait-il en ce mois de mai 2018 ?

Nous avions en tout cas envie, à notre manière, de revenir sur la fin des années 60 pour ce nouveau programme. En musique tout d’abord, à l’occasion d’une après-midi Yéyés, en collaboration avec Documentaire sur grand écran, en suivant la tournée de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan aux états-Unis (J’ai tout donné) et avec le film de fiction de Marc’O, (Les Idoles), comme un contrepoint à ces deux artistes établis, en pleine époque Salut les copains. Marc’O dévoile, en effet, les coulisses et magouilles du show-biz.

Les artistes racontent comment ils ont été fabriqués, lancés sur le marché comme des marques de lessive, comment leur vie privée a été inventée pour relancer la vente de leurs disques, avec la complicité des médias. Et puis, un versant plus politique encore, en hommage à un grand cinéaste décédé cette année, Hervé Le Roux, avec le film Reprise.

Enfin, puisque le cinéma immortalise nos stars et console les cinéphiles, c’est avec émotion et tendresse que nous retrouverons le beau visage de Romy Schneider dans le cadre de notre Ciné-classic des lundis après-midi.

Grâce à ces films, à ces regards et points de vue sur des moments de nos vies qui sont entrés dans l’histoire, grâce aux intervenants que nous invitons à évoquer ces œuvres, Johnny, Sylvie, Romy, Bulle, Jean-Pierre et les autres se rappelleront à notre délicieux souvenir.

Mais parce que mai rime aussi avec Cannes, vous découvrirez, en même temps que les festivaliers, le dernier film d’Asghar Farhadi, Everybody knows. Le cinéaste est allé tourner en Espagne, cette fois-ci, pour y filmer un des couples les plus glamour du cinéma actuel : Penélope Cruz et Javier Bardem.

Autre lien avec Cannes, le réalisateur japonais R. Hamaguchi, dont le nouveau long métrage, Asako 1&2, figure dans la sélection officielle et dont nous suivrons la suite de la première série cinéma, Senses (3, 4 et 5) présentée au Ciné 104 en avril.

En mai, on fait ce qui nous plaît et ce qui nous plaît, c’est aller au cinéma et se souvenir…

Anne Huet, Directrice du Ciné 104


Édito enfants

En avril dernier, Isao Takahata nous quittait, laissant derrière lui une œuvre libre, tantôt impertinente et drôle (Kié la petite peste, 1981), tantôt poétique (Le Conte de la Princesse Kaguya, 2013) souvent réaliste, pouvant parfois toucher au drame (Le Tombeau des Lucioles, 1988).

La trajectoire d’artiste de Takahata commence à l’Université française de Tokyo où il découvre le poète Jacques Prévert, dont il traduira les œuvres au Japon. La Bergère et le Ramoneur de Paul Grimault lui ouvrira les perspectives d’un cinéma d’animation terrain d’expériences formelles.

Loin des standards télévisuels et disneyens, Isao Takahata inventera toute sa vie, aux côtés de Hayao Miyazaki, puis au sein des Studios Ghibli, des films où l’animation est un Art qui permet de conter le réel en n’oubliant pas la poésie et l’imaginaire.

Pour lui rendre hommage et faire découvrir ses films nous avons choisi de vous présenter trois œuvres parmi la très riche filmographie du réalisateur : Goshu le violoncelliste, 1981, Pompoko, 1994 et Mes voisins les Yamada, 1999.

Emilie Desruelle, Responsable jeune public
Contact : 01 83 74 58 73
emilie.desruelle@est-ensemble.fr