Éditos

Édito

Cet été, pendant la fermeture du cinéma, j’ai beaucoup voyagé, et ce fût loin d’être de tout repos puisqu’il me semble être allée au cœur des pays parcourus. Je me suis d’abord rendue à New York où j’ai vécu à cent à l’heure, prise dans des poursuites infernales dans cette ville électrique (Good Time) – j’ai adoré. Ensuite, j’ai voulu voir tout autre chose en me rendant en Russie où la vie quotidienne, bien qu’ayant changé, est toujours aussi violente. Cela m’a fait froid dans le dos (Faute d’amour). Lors de mon trajet retour, je suis passée par l’égypte (Le Caire confidentiel) où j’ai été prise dans une enquête policière. Puis en Italie, où j’ai constaté que la mafia posait aussi de grands problèmes moraux – nous en avons fait notre premier CinéPhilo de la saison (L’Intrusa).

Ces traversées d’un pays à l’autre, je les ai faites en écoutant Barbara qui chantait les amours mortes, les hommes qui ignorent que le temps perdu ne se rattrape plus et le père qui meurt à Nantes… Nous la retrouverons le 20 septembre incarnée par Jeanne Balibar, lors d’une rencontre avec  Mathieu Amalric. Quelle belle soirée en perspective !

Et puis j’ai lu aussi : la biographie d’Antoine De Baecque sur Jean-Luc Godard pour préparer les nouvelles séances Ciné classic du lundi à 18 h que je vous présenterai.

Nous commencerons par le cinéaste de la Nouvelle Vague qui bouleversa le cinéma français, avec quatre chefs-d’œuvre des années 60, présentés en copies restaurées.

Ce mois-ci : À bout de souffle, Vivre sa vie et Le Mépris. Plus tard, ce sera au tour de Michel Hazanavicius et Louis Garrel de rendre un hommage iconoclaste à Jean-Luc Godard (Le Redoutable). Retour à la case départ : je me suis donc retrouvée à Paris grâce à ce cinéaste, mais aussi à Claire Denis et à la solaire Juliette Binoche que j’ai suivie dans ses amours incertaines (Un beau soleil intérieur).

Le cinéma fait voyager, pas uniquement grâce aux films étrangers, mais par les expériences que certains auteurs nous permettent de vivre. Ce mois-ci, nous en avons trois beaux exemples avec les films de Lvovsky, Campillo et Amalric. Au fil de ces œuvres, on navigue, parfois entre deux eaux, on se rapproche des personnages puis on s’en éloigne, on ne comprend plus, on raccroche et on finit par aimer. Cette place que nous a laissée le réalisateur, c’est notre liberté de spectateur – et la magie opère.

En réalité, je ne suis pas partie cet été, mais c’est le cinéma qui m’a permis ce tour du monde et je vous invite à me suivre tout au long de ce mois de septembre pour quitter Pantin quand tout le monde est de retour !

Belle rentrée à tous.

Anne Huet, directrice du Ciné 104


Édito enfants

C’est le mois de septembre, l’été se termine, les feuilles tombent des arbres, nous entrons doucement dans l’automne et vient l’heure de reprendre le chemin de l’école.

Ensemble, animés par le plaisir et la curiosité d’explorer le monde, nous découvrirons des livres, des œuvres d’art, des savoirs, des cultures et bien sûr, du cinéma !

L’équipe du Ciné 104 et moi-même, nous vous accueillerons pour des voyages en images toute l’année.  Au programme : des rendez-vous animés pour les familles et les centres de loisirs : goûters, ateliers, jeux, rencontres, séances déguisées, mais aussi pour les écoles avec des séances dédiées et les dispositifs scolaires Ma Première Séance, Ecole et Cinéma, Collèges au cinéma et Lycéens et apprentis au Cinéma.

Bref, à tout âge, on peut ajouter des ailes à son cartable en y mettant du cinéma !

Emilie Desruelle, responsable jeune public