Éditos

Édito

Chaque mois, les films que nous choisissons pour composer le programme sont des films que nous aimons, dont nous voulons soutenir la création, la diffusion, et vous faire partager la découverte. Bien sûr, parmi la vingtaine d’entre eux, certains sont vraiment de gros coups de coeur.  Mes provinciales , de Jean-Paul Civeyrac, est de ceux-là.

Le cinéaste signe un nouveau long-métrage d’une maîtrise cinématographique exceptionnelle et d’une ampleur romanesque fluide et délicate qui porte le film sans que le spectateur ne s’aperçoive à la fin que deux heures et dix minutes viennent de s’écouler. D’un noir et blanc somptueux, riche d’un nombre de plans impressionnants tissant une trame à la fois simple et très sophistiquée, le film distille un irrésistible charme intemporel.

Un des traits qui signe la grandeur d’une oeuvre est son universalité, le fait que la seule histoire soit dépassée au profit de sujets multiples et beaucoup plus profonds et souterrains qu’il n’y paraît immédiatement. Ainsi, nous suivons des étudiants de cinéma, pour la plupart provinciaux, découvrant Paris, qui se séduisent mutuellement, s’éduquent, se perdent et finissent par se trouver. Mais au delà de cet amour du cinéma, c’est la période à la fois merveilleuse et effrayante qui conduit de la vie rêvée à la vie vécue que filme le réalisateur.

Mes Provinciales  restera un film atypique et rare dans la production hexagonale actuelle qui s’inscrit pourtant dans la grande tradition française. Bien sûr, nous pensons à Garrel, à Eustache, à Desplechin, mais avec cet opus, Jean-Paul Civeyrac invente son cinéma et nous propose également avec bonheur de nouveaux visages de comédiens tous remarquables de justesse et d’émotion. J’espère vous avoir donné envie de découvrir cette belle fresque aux nombreux foyers intimes et de venir nombreux le 4 mai à l’occasion d’une soirée-débat avec le réalisateur.

Sinon, vous le savez bien, en feuilletant notre programme d’autres envies de cinéma surgiront, nous n’en doutons pas !

Bons films !

Anne Huet, Directrice du Ciné 104


Édito enfants

En avril, c’est la saison des poissons, des bourgeons et du réveil de la Nature !

Nous avions donc envie de vous proposer des films dans lesquels les animaux sont des personnages forts. Cette programmation sera portée par notre coup de coeur du mois, pour ne pas dire de l’année : le magnifique Croc-Blanc, un film d’animation à couper le souffle. Le chien-loup Croc-Blanc y symbolise la dualité Nature-Civilisation et le film nous questionne sur la place de l’Homme dans le monde sauvage. La présence des animaux dans les films transpose souvent les récits dans un monde symbolique permettant aux enfants de se reconnaitre tout en se distanciant.

Nous sommes habitués à les voir servir l’un des plus anciens usages de l’humanité en matière de récits, en devenant les héros de contes, comme dans Les Contes de la mère poule ou L’Île aux chiens. Ils incarnent parfois le merveilleux et son irruption dans la vie quotidienne de personnages, ce qui est le cas de Tir-Na-nOg dans Le Cheval venu de la mer. Ils peuvent aussi adopter nos comportements et devenir un reflet de l’espèce humaine, comme dans Pierre Lapin ou le Royaume des chats. Bref, des animaux sous toutes les formes seront les héros de la programmation jeune public de ce mois.

Côté animation, nous vous inviterons à participer à un nouveau Ciné-famille, qui sera l’occasion de rediffuser La Belle et la Belle pour les adultes et Le Royaume des Chats pour les enfants. Un atelier poisson Arc-en-Ciel pour les tout-petits sera également proposé pendant les vacances de Pâques !

Emilie Desruelle, Responsable jeune public
Contact : 01 83 74 58 73
emilie.desruelle@est-ensemble.fr