Dans la terrible jungle

Festival Repérages : Avant-première : Dans la terrible jungle
Samedi 09 février à 20h15 + rencontre

Du 8 au 16 février, c’est la seconde édition de Repérages : 7 premiers ou deuxièmes longs métrages de réalisateurs prometteurs, projetés en avant-première dans 7 cinémas d’Est Ensemble, au tarif de 3,50 €. Mais également des ateliers de dérushage, de décryptage de films cultes, une sélection de courts métrages, des tables rondes sur le soutien à la création…

Après une première édition réussie en 2017, le festival Repérages revient pour sa seconde édition du 8 au 16 février 2019. Avec toujours la même ambition : faire découvrir aux spectateurs des cinémas d’Est Ensemble en avant-première les premiers ou seconds longs métrages de réalisateurs et réalisatrices prometteurs.

Durant cette semaine, des films étonnants, questionnements, émouvants… seront projetés dans les cinémas publics d’Est Ensemble, en présence des réalisateurs ou des producteurs.

Les cinémas participant à Repérages : 
Le Cin’Hoche à Bagnolet / le Magic Cinéma à Bobigny / Le Ciné Malraux à Bondy /
Le Cinéma du Garde-Chasse aux Lilas / Le Méliès à Montreuil / Le Ciné 104 à Pantin /
Le Trianon à Romainville et Noisy-le-Sec.

Deux fils / 8/02/20h/ Magic Cinéma Bobigny
Wardi / 10/02 / 16h30 / Le Trianon à Romainville
Jeune bergère /11/02 / 20h / Cinéma du Garde Chasse / Les Lilas
Je vois rouge / 12/02 / 20h30 / Le Méliès / Montreuil
Funan / 13/02 / 20h / Ciné Malraux / Bondy
C’est ça l’amour / 14/02 / 20h30 / Cin’Hoche / Bagnolet
Remise du prix et soirée de clôture / 16/02 /20h / Le Méliès / Montreuil

 

Séance en présence des réalisatrices dans le cadre du festival Repérages (2° édition / 8 au 16 février dans les cinémas d’Est Ensemble)

Dans la terrible jungle
Un film de Caroline Capelle et Ombline Ley
France. 2018. Couleur. 1h21 . Documentaire
Avec Ophélie Lefebvre, Léa Lenoir, Médéric Sergott, Ophélie Dufromentel, Alexis Dardenne, Émeline Colard et Valentin Dufour

Sur le grand domaine arboré de L’IME la Pépinière, dans le Nord-Pas-de-Calais, une dizaine d’adolescents, insoumis, francs et spontanés se prêtent au jeu de la mise en scène et du cinéma. Terrain d’expérimentations musicales, poétiques, amoureuses et philosophiques, le centre prend alors un caractère d’exutoire, devenant lieu de confidences et également révélateur d’un tiraillement perpétuel entre deux mondes : l’extra-ordinaire et la quête de la normalité.

Dans la terrible jungle est un documentaire. Et une fiction. Pour arriver à ça, les deux jeunes réalisatrices se sont alliées avec ceux qui étaient devant leur caméra, les jeunes pensionnaires d’un institut médico psychologique. Elles leur ont proposé de jouer ou rejouer des scènes de leurs vies d’adolescents.  Ils se sont prêtés au jeu avec leur énergie singulière, immense et intense. Par ce dispositif, Dans la terrible jungle nous rapproche de ces jeunes, nous permet de rire avec eux et rend leur différence lointaine et secondaire. Et c’est précisément là, dans cette alliance ludique des filmeuses et des filmés, que réside la beauté humaine de ce film.
En plus d’être souvent drôle, le film est très beau. Par des cadres fixes admirablement composés et de longs plans séquences toujours surprenants, les réalisatrices construisent un burlesque d’aujourd’hui, qui nous offre le réel autant qu’il le transfigure. Dans la terrible jungle invente une manière de teen-movie documentaire. On n’avait jamais vu ça.